mardi 15 décembre 2009

tonight, tonight (15/12 -19.30 - Paris)

Je ne sais plus si je l'ai dit, là.
Mais dans quelques heures, je prends le train direction Paris, ach, la choli kabitaleu deu la Vrance...
Car, ce soir (mardi 15/12), je lis & dédicace Le Zaroff à la librairie Pensées Classées (vers Bastille) avec le tampographe.

Donc, s'il y a des curieux dans le coin, viendez !

Toutes les infos sont là, avec le joli tract :
http://infostapin.blogspot.com/

Je profite de ce post bien vide pour les non-parisisens pour vous signaler que j'ai reçu le CD de Michael Hurley dont je parlais il y a peu. Les CD-R de Folkways ont fait leur révolution. Fini la pochette unique avec Moses Asch, le packaging est devenu superbe : pochette noire, avec, collé dessus, la pochette originale, comme les LP originaux Folkways, en miniature. Il n'y a, certes, plus la petite feuille typique des folkways, mais on peut l'imprimer depuis le PDF inclus dans le CD et l'emplacement est prévu dans la pochette pour la glisser. Le CD porte la mention du disque également. Des CD-R comme ça, ça vaut bien des CD pressés : objet magnifique qui m'invite à me ruiner chez eux.

dimanche 13 décembre 2009

& on reprend

2eme post ce jour. Sur le même thème, même site.
J'y découvre les démos d'un de mes albums préférés de la décennie, le "at the end of the paths taken".
On y entend Margo, certes, mais aussi et surtout Michael Timmins chanter ses compos, .. et ça change tout ! On se retrouve en plein alt-coutry, lo-fi total... et c'est complètement bluffant !!!

Ahhhhhhh ! ce que j'aime trouver des trucs pareils !

Certains titres sont éblouissants. Le reproche principal qu'on peut faire aux cowboy junkies est une production souvent trop proprette, le reste (voix de margo, songwriting de Michael) est toujours parfait. Ici, pas de prod, que de merveilleuses chansons, sur l'os...

Testez moi ça les copains ! En particulier les titres chantés par "Mike"...












alors ?
eh eh eh...

On se calme, on boit frais et on reprend, du dimanche


A la glorieuse époque d'un violon/un jambon, nous proposions "la reprise du dimanche", idée de mon comparse.
Sans reprendre le rythme, je voulais revenir sur quelques reprises.

The david Rawlings machine vient de sortir un album, a friend of a friend. 1er album, mais très attendu par tous ceux qui, comme moi, pensent que "Time the Revelator" de Gillian Welch (produit par Rawlings, son ami) est l'album de la décennie. Gillian chante sur l'album de David, bien sûr.
L'album est superbe et absolument conseillé (lisez donc aussi le topo de thanu sur "there's always someone coler than you"). L'album est sur deezer, pour tester avant achat (obligatoire)

Ils y reprennent Cortez the killer de l'old Neil Young, et bien.

Ce qui nous mène à nos champions de la cover, les Cowboy Junkies qui, le saviez-vous, proposent des albums inédits en streaming et en téléchargement sur le site de leur propre label, latent records.
En voilà un beau, avec, là aussi Cortez the Killer.

Régalez vous, c'est du tout bon.










Don't Let It Bring You Down (Neil Young)
Love In Mind (Neil Young)
Once I was (Tim Buckley)
No Expectation (Jagger/Richards)
Thunder Road (B. Springsteen)
Seventeen Seconds (The Cure)
Lungs (Townes Van Zandt)
Darkness, Darkness (The Youngbloods)
Helpless (Neil Young)
Rake/Flying Shoes/Marie (Townes Van Zandt)
River (Joni Mitchell)
Cortez The Killer (Neil Young)
The Way I Feel (Gordon Lightfoot)
Let Me Call You Sweetheart
Carmelita (Fred Eaglesmith)
Heaven
In The Long Run
Love Is All
Dead Flowers
Don't Need You
Captain Kidd
Ooh Las Vegas
Highway Kind (Townes Van Zandt)
To Lay Me Down
Lost My Driving Wheel (David Wiffen)
Run For Your Life (Lennon/McCartney)


On y trouve aussi une session de Margo, seule, reprenant ses chansons préférées, dont "girl from the North coutry" dont j'avais posté une série de covers il y a peu. Et du cohen, du springsteen avec un If I fall behind à tomber à la reverse, comme son nom l'indique... Elle la sauve de l'horrible "human touch" et en fait une merveille, avec un piano qui tape dans les aigus... Si vous ne deviez écouter qu'une chanson après ce post, c'est bien celle-ci...









vendredi 11 décembre 2009

Tiger man & his groovies


Je suis d'une humeur massacrante.
Mais je n'ai personne à massacrer.
ça rend encore plus massacreur.
Et il est bien trop tôt pour le whisky.
so :
I need a good shot of Rock'n Roll, baby !
[intro]
On part donc en terre connue, chez les Flamin'groovies, puisque ce sont des furieux.
Mais je veux du nouveau, pas mes Teenage head, Flamingo et autres merveilles déjà usées.

Sur deezer, on trouve surtout la période chez Sire, sans Roy Loney... Et ça, j'aime moins. & je suis de mauvaise humeur, alors on passe : je veux du furieux, moi, monsieur.
Et, au bout du bout du bout, je tombe sur ce "california born breed" qui commence avec un son si sale que ça semble mal barré... puis ça s'arrange et s'alignent les pépites. Des live massacrants, des démos bien cradingues.
Ça me va !

Extraits ?
Une cover acoustique de Tiger man à se bouffer la bouche.

Un something else toute disto dehors

La démo acoustique avec des mini harmonies vocales d'une des plus belles chansons du rock : yesterday's number

Et celle, toujours acoustique, de Headin' for texas border, une des plus électrique, pourtant. (Pour le plaisir, la même en live, électrique, extraite de "in person" )


l'album est donc en écoute là.

mercredi 9 décembre 2009

Tout augmente, ma p'tite dame



Inflation
, d'Hans Richter. 1928.

Pas besoin de commentaire, hurle !

dimanche 6 décembre 2009

là est la moitié de la question


entre être ou n'être pas, prenons n'être pas.

En quoi vous n'êtes pas, n'êtes pas ce que vous pensez être, ce que les autres pensent que vous êtes, que vous n'êtes pas ?

En quoi un oeuf n'est pas Alain Juppé ? En quoi une poule n'est pas Shakespeare ?
Qu'est ce que n'être pas une turbine magnétique ?

Ce sont des questions que je me pose souvent pour écrire. Je pars souvent de ce qu'est ne pas être.

Or.
dans ma boîte, ma nouvelle boîte aux lettres blanche sur son vieux pied vert, j'ai reçu hier "n'être pas".
n'être pas (poèmes logiques) accompagné de 28 portraits du poète sur son tabouret par Marie Hélène Dhénin

Cette Marie-Hélène Dhénin étant la dame. LA dame de portrait d'une dame du même. Ce même, c'est le poète assis sur son tabouret, Alain Frontier.
Alain Frontier est l'auteur de "La poésie" qui est un ouvrage indispensable puisqu'un amateur de poésie ne saurait s'en dispenser et un non-amateur de poésie ne saurait l'être bien longtemps une fois indispensé de l'ouvrage. Point.
Le même est l'auteur de la grammaire la plus complète et la plus savoureuse à lire, de très loin. Elle vous permet d'ailleurs de dire sans mentir dans un dîner des phrases du type "Hier, j'étais encore plongé dans une grammaire passionnante". Vous passerez pour cuistre, mais, intérieurement, vous saurez que vous ne l'êtes pas, cuistre puisqu'elle l'est.

Le même -mais est-ce bien le même puisqu'il n'est plus celui qui les écrivit, plus tout à fait le même, pas tout à fait un autre- écrivit ce "portrait d'un dame", réédité par al dante il y a quelques années, un ouvrage de grand malade sur lequel je vous conseille de vous renseigner avant de le dénicher (comme tous les al dante de cette période, c'est à sauver des décombres), de le lire, par poignées.

N'être pas
n'est pas du tout un roman d'aventures parce que ce n'est pas un roman et qu'il n'y a pas vraiment d'aventures. L'auteur de ce texte étant assis sur un tabouret, les pirates ne se pointent jamais. L'auteur de ce texte, c'est lui, et non pas moi qui ne suis que l'auteur de ce texte, même si je dis je et pas lui. (je ne mets pas les guillemets attendus ici à "je" juste pour faire mon malin, nous sommes bien d'accord)

n'être pas n'est pas un texte que vous avez déjà lu, parce que vous ne l'avez pas lu (pour ce que j'en sais) mais également parce que vous n'avez pas lu de textes comme "n'être pas".

n'être pas n'est pas un polar parce que des bombes et des victimes et du noir et du sang ne constituent pas l'essentiel de n'être pas, ni d'un polar.

n'être pas n'est pas un poisson pâné surgelé puisqu'il ne dégage aucune odeur de graillon de la mer quand on le fait frire sur une poëlle bien chaude.

n'être pas n'est pas une tranche triste car on se poëlle, bien.

n'être pas n'est pas une partie de rigolade car il contient une page sur Bruno Montels, qui n'est plus, qui est, mort. Mais qui est, encore, grâce à la langue, la sienne et celle de Frontier.


n'être pas n'est pas du compost, même si ça fait un peu grandir, que les herbes y poussent.

n'être pas n'est pas donné, 20€, mais il m'a été donné et vous aussi, vous pouvez aussi le donner, car il est beau, bien fait, bel ouvrage, beau cadeau, dès lors, ce sera donné, 20€, pour un tel présent.

n'être pas n'est pas ne pas être

n'être pas est.

Il me rappelle l'univers des courts de Moullet, la mort du jardinier de Lucien, l'art d'être grand-père de Blaine, le une histoire vraie de Lynch et le dernier album de John Prine avec Mac Wiseman et, oui je n'ai pas mis d'italiques juste pour faire mon malin entre le et une, nous sommes d'accord.

Je m'arrête sans avoir dit un centième de ce qu'il faudrait dire et en ayant parlé de poisson pâné, j'ai honte, il faudra y revenir, mais il est tard.

LE conseil poétique du soir est donc
ALAIN FRONTIER : n'être pas (poèmes logiques) accompagné de 28 portraits du poète sur son tabouret par Marie Hélène Dhénin

publié aux éditions de la maison chauffante qui font de très beaux livres, avé du tissus sur la tranche, et tout et tout.
http://www.lamaisonchauffante.com

mercredi 2 décembre 2009

Sur les dents

S'il y a bien une chose que j'attends au ciné en 2010 (ou en vidéo, car rien n'est moins sûr qu'une sortie française en salles), c'est Gentlemen Broncos.

Après le fabulosissime Napoleon Dynamite, et le fort sympathique et très attachant "Super Nacho" (oui, un tel film peut être qualifié de "sympathique" et attachant", d'ailleurs, on est copains, ce film et moi, on mange des cookies tous les deux, en écoutant la BO partiellement signée par Beck, en grande forme), ce nouveau projet de Jared Hess, le réalisateur, semble Hénaurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrme, avec un grand H et 24 R.

Jared Hess est une sorte de Gus Van Sant drôle, très drôle. Ce garçon a un décalage neurologique certain. Il est, avec Adam Mc Kay et James Gray le réalisateur US dont je souhaite suivre la filmo coûte que coûte.
Le film est sorti aux USA et au canada... J'attends. Sur les dents. Et un tel trailer fait que, forcément, mes dents s'usent...

mardi 1 décembre 2009

c'est tout vu : novembre 2009

Mois cinéphilique tout pourri de chez M&Mme Pourri, rue Pourrie, 023456 Pourriville.

J'ai commencé par finir de bosser devant La môme (dahan - *+) et quand j'ai fini de bosser, il devait rester quoi ? 5 minutes de film... Je n'ai même pas regardé Patrick Sebastien déguisé en Edith Piaf mourir, pourtant ils l'avaient vachement bien déguisé...
Puis, en vieux Bond-fan, j'ai enfin vu Quantum of solace (Forster - ***) mais je m'en fous un peu.. Je n'adhère pas trop à ces prequels bondiens.

Enfin un vrai film avec Après lui (Morel - *) dont j'avais aimé le côté "film d'ado par un ado" de son touchant "New wave".. mais là, ça ne marche pas. C'est assez affligeant malgré une distribution impeccable.
Du coup, j'ai essayé de sauver le mois avec Flandres (Dumont - ****+), très bien., avec son monde irréel traîté à la sauce réaliste, avec son côté "Les carabiniers" vont voir du pays. Ouf !

& on finit sur le toujours formidable Ghost Dog (Jarmush - *****
), revu avec délice. La B.O. de Teh RZA reste un des meilleurs disques des 90's (l'orginal, l'import japonais).

Après un beau mois d'octobre, mois de novembre bien maigre et pâlot. En décembre, ça devrait s'arranger...