Pour un tout autre lieu, j'ai pris le temps de faire un top120 (oui, 120, pourquoi pas, après tout) dans lequel j'ai précisé (ici en rouge) les films de mon top 20. Le classement est alphabétique, ce qui n'est pas plus mal. Alors, quitte à l'avoir fait, autant le coller ici aussi. Bien sûr, ce sont mes films favoris, pas forcément les meilleurs films du monde. Ainsi, si "L'année dernière à Marienbad" est peut-être un meilleur film que "Ricky Bobby, roi du circuit", je préfère pourtant le second au premier. Voilà pour la mise au point d'usage avant ces vains classements que j'aime pourtant tant. Bien sur, il doit y avoir des oublis impardonnables. De plus, c'est un top des longs et moyens métrages, j'ai enlevé les courts métrages géniaux de Richter, Renoir, Vigo...
A bout de course / Lumet
3:10 to Yuma / Daves
A bout de souffle / Godard
A nous la liberté / Clair
affranchis (les) / scorsese
Agent X27 / Von Sternberg
Alphaville / Godard
America America - Kazan
Apportez-moi la tête d'Alfredo garcia / Peckinpah
Arbre aux sabots (l') / Olmi
argent de poche (l') / Truffaut
Au dessous du volcan / Huston
aurore (l') / Murnau
Bad lieutenant / ferrara
Balade sauvage (la) (Badlands) / Mallick
Bande à part / Godard
Brigadoon / Minnelli
Bully /clark
C'était demain / meyer
Cabaret / Fosse
Casino / Scorsese
Cérémonie (la) / chabrol
Certain l'aiment chaud / Wilder
chaines conjugales /Mankiewiecz
chasses du comte zaroff (les) / shoedsack & pichel
chevauchée de la vengeance (la) (Ride lonesome)/ Boetticher
chiens de paille / peckinpah
chungking express / wong kar wai
collectionneuse (la) / Rohmer
Comme la lune - Joel Seria
Comme un torrent - Minelli
dead man /jarmush
Demoiselles de rochefort (les) / Demy
démons à ma porte (les) / jiang
Desperate living / Waters
Destin (le) / Chahine
Dictateur (le) / chaplin
Elephant / van sant
Emploi (L') - olmi
En quatrième vitesse - aldrich
Falstaff / welles
Famille (la) / Scola
Fat city / Huston
fenêtre sur cour / Hitchcock
fous d'Irène / farelly
Frankenstein / Whale
Furie / lang
gaucher(le) / penn
gens de dublin (les) - Huston
ghost dog - jarmush
Hiroshima, mon amour / Resnais
homme de l'arizona (l') aka the Tall T /Boetticher
homme de la plaine (l') /mann
homme qui tua liberty valance (l') / Ford
homme sans frontière (l') (The hired hand) / Fonda
Impitoyable / Eastwood
impossible monsieur bébé (l') / hawks
Jetée (la) / marker
JLG/JLG / Godard
Johnny Guitare / ray
Lady Chatterley / Ferran
Le dernier des hommes / Murnau
Lenny / Fosse
Limier (le) /mankiewiecz
Longue vie à la signora / olmi
M le maudit/ Lang
malin (le) / Huston
Marché de brutes (Raw deal) / A. Mann
mépris (le) / godard
meurtre mysterieux à manhattan / Allen
Mon oncle / tati
mon oncle d'amerique /resnais
Monika / Bergman
Narcisse noir (le) / Powell & Presburger
No sex last night / Calle
Noces rouges (les) / chabrol
Nosferatu / murnau
Notre musique / Godard
Nous nous sommes tant aimés / scola
nuit du chasseur (la) / Laughton
osterman week-end / peckinpah
Paranoid Park / Van Sant
Party (la) / Edwards
Pat Garrett & Billy the Kid / Peckinpah
Pauline à la plage / Rohmer
peau douce (la) / truffaut
Persona / Bergman
petite marchande d'allumettes (la)- Renoir
Pierrot le fou / Godard
port de l'angoisse (le) / Hawks
port de la drogue (le) / Fuller
portrait de Dorian Gray (le) - lewin
psychose - Hitchcock
Quand la ville dort / Huston
Reflets dans un oeil d'or / Huston
Ricky Bobby, roi du circuit - Mc Kay
rivière sans retour (la) - preminger
Roberto Succo / Kahn
ruée vers l'or (la) / Chaplin
Sherlock Jr - Keaton
soif du mal (la)/Welles
soudain l'été dernier / Mankiewiecz
Star 80 / Fosse
Sueurs froides (Vertigo) / Hitchcock
Temps modernes (les)/ Chaplin
Tirez sur le pianiste / truffaut
Tous en scène / minnelli
Tout va bien / Godard - Gorin
Trust me / Hartley
Tu ne tueras point / Kieslowski
Un après midi de chien / Lumet
Une femme mariée / Godard
une femme sous influence / cassavettes
Une pure coïncidence / Goupil
vent nous emportera (le)/ kiarostami
Vérités & mensonges (F for fake) / welles
vie moderne (la) / Depardon
Vivre sa Vie / Godard
Winchester 73 / Mann
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samedi 11 septembre 2010
dimanche 13 juin 2010
C'est tout vu : mai 2010
Ce blog devient un gros n'importe quoi plein de rien du tout, d'absences répétées, de je m'en foutisme de branquignol : il va falloir se ressaisir mon m'tit gars.
Surtout que j'ai de quoi faire un billet par jour, en ce moment, mais non, rien.
Promenons-nous tout de même, mi-juin, sur les films vus en mai, mois surtout passé à regarder une série, Carnivale, sans la finir, laissée en plan, comme un peu tout en ce moment. Il faut dire que, bien foutue, elle est assez lynchéenne, et moi, ce qui est lynchéen...
Alors, zou, c'est parti, my kiki :
Passons très vite sur quelques comédies.
Comédie de bas étage pour "The Bellboy", première réalisation de Jerry Lewis, très en dessous de sa réputation et du "Ladies man" vu en avril. Je n'ai ri qu'une seule fois.
Amateur de couillonnades, je n'en ai pas eu pour mon argent non plus avec "The house bunny" (super blonde), un seul vrai bon running gag et un scénario Rocky. Puis "Don't mess with the Zohan"(Rien que pour vos cheveux) a, certes, la bonne idée de jouer sur la gérontophilie affichée du héros... mais après des mois de John Waters, c'est pauvret dans la provoc.
J'aurai définitivement raté ma série de couillonnades, si je n'avais tenté le nanar ultime, "white fire" aka "le diamant" aka "Vivre pour survivre". Film vanté parle site nanarland, à juste titre, c'est du lourd.
Bien qu'un peu trop caricatural d'un certain cinéma d'art et d'essai calibré pour le prof de Tennis de JLG, La visite de la fanfare est un "film à prix" typique plutôt réussi, grâce notamment à certaines scènes rappelant Jean-Daniel Pollet ou Ermanno Olmi, ce qui n'est pas donné à voir tous les jours. Ronit Elkabetz a une classe folle rappelant les plus grandes actrices italienne. Rien que pour elle...
Film Socialisme, j'en ai déjà parlé. Un très bon Godard.
40 minutes à couper le souffle, folles, inattendues, tendues, du grand god', grand art. Il brouille les textures, sature, frappe le vent du micro, accroche les couleurs aux pixels, compose, colorise, s'amuse sérieusement de tout, plaque des chats, des vieux et prend 40 ans d'avance sur son art, encore. Puis il enchaîne sur 40 minutes de retour vers le futur en 84, où l'on retrouve un Godard déjà vu, celui de Soigne ta droite, de Je vous salue (Marie). Il calme le jeu. C'est bien. Mais après une première partie géniale, on accuse le coup. Il termine son affaire par 20 minutes "à la Histoire(s)". Convaincantes, elles. Un bon cru. Ce qui m'énerve, c'est la ribambelle de critques qui, des années après, crachent sur Notre Musique, sans certainement jamais l'avoir revu. Notre Musique reste un très grand film, vu, revu, rerevu, rererevu. Une vraie merveille mal aimée.
L'autre belle affaire du mois, c'es encore un western, The Tall T, de Budd Boetticher. L'homme de l'Arizona, en VF. Randolph Scott y rencontre au début, un garçonnet lui demandant de lui rapporter un sucre d'orge de la ville.
Là, on voit le scénar venir, Scott va en baver, puis revenir au Ranch seulement à la fin, en ayant perdu des potes, trouvé une fille, et donnera un sucre d'orge poussiéreux au gamin.
Horizon d'attente au loin, tout tracé.
Mais Boetticher est noir, sec, il vous remue les horizons, bouscule les lignes, carré, droit dans ses bottes, sans ménagement. On ne verra pas l'orge couler dans la gorge du petit, car les mauvais sont mauvais, et plutôt deux fois qu'une, et plus tôt que prévu.
Boetticher c'est du brutal, plutôt une boisson d'homme. J'y reviens le mois prochain. (entre temps j'essaierai de trouver le temps de vous parler Kristofferson, Beau Brummels, Dion Ochs, Newman, Boxon, HHhH, les effondrés et autres réjouissances sonores ou littéraires)
The bellboy (le dingue du palace) - Lewis - **
the House Bunny (Super blonde) - ? - **+
Don't mess with the Zohan (Rien que pour cheveux - Dugan - **
Film socialisme - Godard - *****
12 hommes en colère - Lumet - *****
White Fire (vivre pour survivre) - Pallardy - hors compétiton
La visite de la fanfare - Kolirin - ***
L'homme de l'Arizona (The tall T) - Boetticher - *****
Dracula - Coppola - (abandon en route)
Série TV : Carnivale . saison 1 (ep 1-8 )
en gras, films vus pour la première fois.
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vendredi 21 mai 2010
Film Socialisme promenade
Nous y voilà, en pleine mer, dans le bouillon d'un monde qui prend le bouillon, dans la même galère de luxe, Titanic sans Iceberg, on se tape aux vitres en papillons, on se jette
"On va tous crever, on va tous crever, c'est la fin du mode et nous on faite la fête", chante Didier Super avec superbe, Godard ne dit pas autre chose, on sature, ça sature, ça bave et dépasse
Personne sur le pont pour assister au massacre, on s'enfonce dans la nuit noire comme la mer
pendant qu'à l'intérieur tout clinque blingue
les nymphes sont nocturnes et s'éclipsent
les corps fatigués des souvenirs de fatigues de corps
les cafeterias des temples où de vivants(?) piliers devisent
Hell-as pour qui ?
Les garages ne réparent plus grand chose, et les biocarburants amènent les déserts, leurs lamas

c'est la fin du monde et nous on fait la fêteuuuh
Athena + Odessa
le long des promenades, des rêveurs solidaires
capitale de la douleur II
20.000 lieues, capitaine des mots

Film socialisme nous amène très loin, très haut pendant 40 premières minutes d'un rare génie où Godard mêle les sources, passe de la haute à la basse définition, capte, sature, crache le son. Le monde est dans un bateau, qui tombe à l'eau : le monde tombe dans un bateau à l'eau dans un bateau qui tombe. Seconde partie plus 80's, on y soigne pas la droite, on s'attarde un peu, un peu trop. Conclusion en style Histoire(s) et puis 'en va.
Maître, chapeau !
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jeudi 11 mars 2010
Larmes amères, Rohmer, dans la bière, JLG
Voici le court et bel adieu de Godard à son ami diffusé lors de l'hommage rendu à Eric Rohmer à la cinémathèque.
mercredi 10 mars 2010
C'est tout vu : février 2010
Je manque à tous mes devoirs. Le cru de février étant très maigre (j'ai des excuses, je vous les épargne, elles sont nulles), j'ai oublié de poster, comme chaque mois, le bilan des films vus & revus.
ça va vite (j'en ai déjà maté plus en 9 jours de mars !) :
Soigne ta droite - JL Godard - *****
Harvey Milk - Van Sant - ****+
Funny Face - Donen - *****
Molière - Tirard - ***
Sherlock Holmes - Ritchie - ***
Soigne ta droite est, avec "Une femme est une femme", une des rares comédies de Godard. J'en avais un excellent souvenir. Le début est prodigieux, tout simplement excellent. Le milieu est très bon. La fin part un peu en sucette, ça débande un peu en débacle. Le tout est tout de même de très haute volée. Les rita Mitsouko sont mieux filmées que les Stones (où disons, mieux montés, trahis, découpés..)
Harvey milk est un excellent film qui a le malheur de sortir après une série de chef d'oeuvres de Van Sant. On retrouve son goût des textures visuelles en faisant bien gaffe.
Molière et Sherlock Holmes sont des divertissements sans lendemain, malgré un aujourd'hui aimable.
Et puis, il y a cette "drôle de frimousse" de Funny Face, un Donen "mineur" reste un film majeur, un enchantement, drôle, plein de clichés (des chlichetons sur les français, la mode, ... & des clichés d'Avedon). Richesse visuelle, invention, musique.. Je signe !
A la fin du mois de mars, je vous ferai le topo sur le Cisco Pike dont je parlais deux posts auparavant, très plaisant.
Et je traîne pour faire un post conséquent sur Guy Clark que j'écoute en boucle (d'or)...
ça va vite (j'en ai déjà maté plus en 9 jours de mars !) :
Soigne ta droite - JL Godard - *****
Harvey Milk - Van Sant - ****+
Funny Face - Donen - *****
Molière - Tirard - ***
Sherlock Holmes - Ritchie - ***
Soigne ta droite est, avec "Une femme est une femme", une des rares comédies de Godard. J'en avais un excellent souvenir. Le début est prodigieux, tout simplement excellent. Le milieu est très bon. La fin part un peu en sucette, ça débande un peu en débacle. Le tout est tout de même de très haute volée. Les rita Mitsouko sont mieux filmées que les Stones (où disons, mieux montés, trahis, découpés..)
Harvey milk est un excellent film qui a le malheur de sortir après une série de chef d'oeuvres de Van Sant. On retrouve son goût des textures visuelles en faisant bien gaffe.
Molière et Sherlock Holmes sont des divertissements sans lendemain, malgré un aujourd'hui aimable.
Et puis, il y a cette "drôle de frimousse" de Funny Face, un Donen "mineur" reste un film majeur, un enchantement, drôle, plein de clichés (des chlichetons sur les français, la mode, ... & des clichés d'Avedon). Richesse visuelle, invention, musique.. Je signe !
A la fin du mois de mars, je vous ferai le topo sur le Cisco Pike dont je parlais deux posts auparavant, très plaisant.
Et je traîne pour faire un post conséquent sur Guy Clark que j'écoute en boucle (d'or)...
mardi 2 février 2010
C'est tout vu : janvier 2010
Un petit mois pour le cinéma, mais un mois assez intensif pour les séries puisque "Breaking Bad" a occupé de nombreuses soirées. Deux saisons d'affilée.
La série est atrocement addictive et de grande qualité. Les scénaristes sont à bloc, même si déjà un peu truqueurs avec des fast forwards en pré-génériques qui se révèlent de grossiers Mc Guffins. Les effets lourdauds de mise en scène lors des séances de "cuisine" tendent à disparaître, toutefois, il faut bien l'avouer, la série tient debout plus par son scénario aussi barré que son personnage que par sa réalisation. Un épisode se révèle plus sobre, étonnamment réalisé par John Dahl (Last seduction, Red rock West...), réal habile et talentueux pourtant peu enclin à la sobriété.
J'attends donc la saison 3. Mais, avant, il faudra finir celle de Mad Men. Il est d'ailleurs à noter, qu'outre John Dahl pour Breaking Bad, j'ai vu les noms d'Agnieszka Holland dans The Wire et de Barbet Schroeder dans Mad Men. Tout cela sent bon le mélange oedipien ciné/télé pour la décennie qui commence. Soyons optimistes.
Pour le ciné, c'est le père Renoir qui emporte la mise. Quand je dis, le père Renoir, il s'agit bien sûr du fils, le père produisait des images plus statiques.
J'ai vu deux courts. Sur un air de Charleston est un films de science fiction (se déroulant en 2028, whouhou) où un homme noir venu du futur apprend le charleston d'une jeune fille rescapée parmi des ruines. Bof. Très amateur dans la réalisation, il tient par son scénario aussi,.. mais pas longtemps..
La grosse surprise est venue de "La petite marchande d'allumettes", un court absolument merveilleux. Renoir prend Andersen comme prétexte, en récit cadre (déjà sublime), pour intercaler un long épisode de rêverie/agonie. Il se laisse aller alors à une série de tableaux oniriques (ce que je déteste, habituellement), maniant les techniques issues du cinéma d'avant-garde avec beaucoup de finesse. Un film entre Chaplin, Vigo et Richter.. Rhaaaaa lovely !
Rien à voir avec la choucroute, un autre moment HéééééééééééNooooooooooooormeeeeeuuu du mois fut la vision de "A dirty shame", le dernier John waters en date que je n'avais pas encore vu. J'aime cet homme. Qui est capable d'une telle furie verbale, sexuelle et délirante dans le cinéma actuel ? C'est gros, gras, drôle (très), con (très), toujours mal foutu, bricolé avec les pieds, joué avec les yeux. Forcément, le film fut fraichement accueilli, comme d'habitude, mais, ne nous y trompons pas, c'est du Waters, donc, comme toujours, du grand cinéma, héritier de Jarry et dada, de pipi et caca. Punk.
Samuel Fuller m'avait enthousiasmé avec "Le port de la drogue" il y a peu... Ses "Quarante tueurs" m'ont bien moins convaincu... Je ne saurais dire pourquoi... On va laisser passer un peu de temps dessus, on verra comment il vieillit.
Vue aussi, la version TV du Lady Chatterley de Pascale Ferran, trois heures qui passent en vingt minutes. Un des plus beaux films de la décennie précédente, je le rappelle, le souligne et le confirme.
Vicky Christina Barcelona surprend : un Allen qui sort des sentiers battus, on s'en réjouit. Puis, au final, on se demande si c'est pas mieux quand il reprend le sentier battu (Whatever works, par exemple), car cette escapade à Barcelone est légère, certes, légère. Légère. Pfuiittt...
Pour le reste, j'ai revu Brigadoon avec plaisir et découvert Juno sans bouder mon plaisir,..
Lady Chatterley et l'homme des bois (version TV, 220min) - Ferran -*****
Quarante tueurs (forty guns) -Fuller - ***+
Vicky Christina Barcelona - Allen - ***
Brigadoon - Minnelli - *****
La petite marchande d'allumettes - Renoir - ***** (chef d'oeuvre)
Sur un air de charleston - Renoir - ***
A dirty shame - John Waters - *****
Juno - Jason Reitman - *****
Series :
Breaking Bad season 1&2 - ****
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samedi 2 janvier 2010
C'est tout vu : 2009 - les films
Pour le top du top à venir des films découverts et revus cette année 2009, les candidats sont :
3:10 to Yuma (Delmer Daves) *****
Fat city (John Huston) *****
Bruce tout puissant (?) *
Hiroshima, mon amour (Alain Resnais) *****
Le grand blond avec une chaussure noire (Robert) ***+
Indiscretions (Cukor) ***+
Comedie érotique d'une nuit d'été (Allen) ****+
Jindabyne (Lawrence) ****+
We own the night (Gray) *****
No country for old men - coen *
Plus tard, tu comprendras (Gitaï) ***
Le gang anderson (Lumet) ***+
Wassup rockers (Clark)***+
L'amour l'après midi - Rohmer ***+
La nuit américaine (Truffaut) *****
Art School Confidential 'Terry Zwigoff) ***+
La Chèvre - Veber - **+
L'abolition (TV) I et II - **+
Chat noir chat blanc - Kusturica - **+
12 hommes en colère - Lumet - ****
L'Atalante - Vigo -****
Les pirates du métro - Sargent - ****
Un Conte de Noël - Desplechin - **** (à laisser vieillir toutefois)
Frangins malgré eux (step brothers) - McKay - *****
Les noces rebelles - Mendes - *
Mad men - saison 2 - serie 13x45min - *****
Starsky & Hutch - x - ***
Les Vampires - Feuillade 1 - **+ ; 2 - ****
Sept hommes à abattre - Boetticher - ****
L'homme qui retrécit - Arnold - ****
Ring - Nakata - ***+
Drugstore cowboy - Van Sant - *****
Une affaire de femmes - Chabrol - ***
Point limite zéro (Vanishing point) - Sarafian - *****
Sauve qui peut (la vie) - Godard - *****
Adieu Philippine - Rozier - *****
Une partie de campagne - Jean Renoir - *****
La journée de la jupe - Lilienfeld - ***
Prête à tout - Van Sant - ***
What's a nice girl like you is doing in a place like this -CM -Scorsese - **+
The Big shave - CM -Scorsese - *****
A woman under the Influence - Cassavetes - *****
A nous la liberté - Clair - *****
Ponyo sur la falaise - Miyazaki - *****
Les 4 fantastiques - ? - *
Gloria (Four friends) - Arthur Penn - ***
Supergrave (suberbad) - Mottola - ***+
Semi-Pro -? - ***
Frangins malgré eux (step brothers) - McKay - *****
L'inconnu du Nord Express - Hitchcock - *****
Desperate Living - Waters - ****
OSS 117- Rio ne répond plus - Hazanavicius - *****
Bubba Ho tep - Coscarelli - **+
Les chevaliers de la table ronde - Thorpe - *+
Tout va bien - Godard & Gorin - *****
Le voyage de chihiro - Miyazaki - *****
Vie - Pelechian - *****
Les saisons - Pelechian - *****
V.A.D - Pujol - *****
Le train sifflera trois fois / High Noon - Zinnemann- *****
Le dernier des hommes - Murnau - *****
L'empire de Médor - Moullet - ***
L'armée des ombres - Melville - *****
La nuit des losers vivants -x - 0
Un steak trop cuit - Moullet - ****+
Foix - Moullet - *****
La cabale des oursins - Moullet - ****
Le système Zsigsmondy - Moullet - **
Film - Beckett-Schneider - ***** (****+)
Baby Mama - McCullers - ***
L'enfant Sauvage - Truffaut - ****+
Public ennemies - Mann - ***+
Les Indestructibles (The incredibles) - Brad Bird - *****
Le crime était presque parfait (Dial M for murder) - Hitchcock - ***+
A bout de course (Running on empty) - Lumet - *****
Hot Rod - Schaffer - ***
Persepolis - Satrapi/Parennaud - ****
Tabou (Tabu) - Murnau - *****
Valse avec Bachir - folman - ****+
Liberté Oleron - Podalydes - ****
Tous en scène (the bandwagon) - Minnelli - *****
La chevauchée fantastique (Stagecoach) - Ford - *****
Hors de prix -Salvadori - ****
Les gens de Dublin (the dead) - Huston - *****
L'épopée du radium - CM - J Tourneur - ***
Histoire(s) du cinéma - 1a - Godard - Hors compète
Vampyr - Dreyer - *****
Whatever works - Allen - ****
L'ange des maudits (Rancho Notorious) - Lang - *****
Female trouble - Waters- ****
L'orgine du XXIe siècle. CM. - Godard - *****
Je vous salue Sarajevo - CM - Godard - *****
Le trésor de la Sierra Madre - Huston - ****
Brigadoon - Minnelli - *****
Entretien avec un vampire - Jordan - **+
Paris qui dort -CM- Clair - ****+
Boo - deMond CM - ****
Le bal des vampires - Polanski - **
Le temps d'aimer et le temps de mourir - Sirk -****
Paranoid park - Van Sant - *****
Les fiancées en folie (seven chances) - B. Keaton - ****
Winchester 73 - Anthony Mann - *****
La nuit des forains - Bergman - *****
Dracula - Browning - **
L'année dernière à Marienbad - Resnais -**+
Pick up on South Street (le port de la drogue) - Fuller - *****
Morse ( Låt den rätte komma in ) -Alfredson - ****+
Voyage sur la lune - Melies - *****
Hairspray - John Waters - *****
Traître sur commande (The Molly Maguires) - Ritt - ****
sourires d'une nuit d'été - Ingmar Bergman - ***
La chasse du Comte Zaroff (The most dangerous game) - Shoedsack/Pichel - *****
Paris vu par... - Jean Douchet - ***+
- Jean Rouch - *****
- Jean-Daniel Pollet - *****
- Eric Rohmer - ****+
- Jean Luc Godard - **+
- Claude Chabrol - ****
+ differents courts sur le 11/09 (Mekas, etc) -
(La môme - dahan - *+ (vu en partie)
Quantum of solace - Forster - **+
Après lui - Morel - *
Flandres - Dumont - ****+
Ghost Dog - Jarmush - *****
Les Vampires, ep 3 Le Cryptogramme rouge- Feuillade - ****
Twilight - x- *+
L'armée du crime - guediguian - ****+
Un Tramway nommé désir - Kazan - ***
L'arbre, le maire et la médiathèque - Rohmer - ****
Fermière à Montfaucon -Rohmer - **+
Le port de l'angoisse (To have or have not) - Hawks - *****
There will be blood - P.T. Anderson - **
sélection de courts
celui d'immamura sur le 11/09/01 : ***
Chat écoutant de la musique - Chris Marker - *
Canon - Norman Mc Laren - ****
Fantômes du matin - Hans Richter - *****
Le Herisson dans le brouillard - Youri Norstein - *****
Kiriki, acrobates japonais - Segundo de Chomon - ****
Notes on the circus - Jonas Mekas - ****+
Le Merle - McLaren - ***
Rainbow dance - Len Lye - *****
Le cirque joyeux - Jiri Trnka - ***
Le cirque Calder - Carlos Villardebo - *****
Pour les séries : Desperate housewives s.5 (**), Fais pas ci, fais pas ça s.2 (***+), Mad Men s.3 (*****) et Ban of Brothers (***+)
3:10 to Yuma (Delmer Daves) *****
Fat city (John Huston) *****
Bruce tout puissant (?) *
Hiroshima, mon amour (Alain Resnais) *****
Le grand blond avec une chaussure noire (Robert) ***+
Indiscretions (Cukor) ***+
Comedie érotique d'une nuit d'été (Allen) ****+
Jindabyne (Lawrence) ****+
We own the night (Gray) *****
No country for old men - coen *
Plus tard, tu comprendras (Gitaï) ***
Le gang anderson (Lumet) ***+
Wassup rockers (Clark)***+
L'amour l'après midi - Rohmer ***+
La nuit américaine (Truffaut) *****
Art School Confidential 'Terry Zwigoff) ***+
La Chèvre - Veber - **+
L'abolition (TV) I et II - **+
Chat noir chat blanc - Kusturica - **+
12 hommes en colère - Lumet - ****
L'Atalante - Vigo -****
Les pirates du métro - Sargent - ****
Un Conte de Noël - Desplechin - **** (à laisser vieillir toutefois)
Frangins malgré eux (step brothers) - McKay - *****
Les noces rebelles - Mendes - *
Mad men - saison 2 - serie 13x45min - *****
Starsky & Hutch - x - ***
Les Vampires - Feuillade 1 - **+ ; 2 - ****
Sept hommes à abattre - Boetticher - ****
L'homme qui retrécit - Arnold - ****
Ring - Nakata - ***+
Drugstore cowboy - Van Sant - *****
Une affaire de femmes - Chabrol - ***
Point limite zéro (Vanishing point) - Sarafian - *****
Sauve qui peut (la vie) - Godard - *****
Adieu Philippine - Rozier - *****
Une partie de campagne - Jean Renoir - *****
La journée de la jupe - Lilienfeld - ***
Prête à tout - Van Sant - ***
What's a nice girl like you is doing in a place like this -CM -Scorsese - **+
The Big shave - CM -Scorsese - *****
A woman under the Influence - Cassavetes - *****
A nous la liberté - Clair - *****
Ponyo sur la falaise - Miyazaki - *****
Les 4 fantastiques - ? - *
Gloria (Four friends) - Arthur Penn - ***
Supergrave (suberbad) - Mottola - ***+
Semi-Pro -? - ***
Frangins malgré eux (step brothers) - McKay - *****
L'inconnu du Nord Express - Hitchcock - *****
Desperate Living - Waters - ****
OSS 117- Rio ne répond plus - Hazanavicius - *****
Bubba Ho tep - Coscarelli - **+
Les chevaliers de la table ronde - Thorpe - *+
Tout va bien - Godard & Gorin - *****
Le voyage de chihiro - Miyazaki - *****
Vie - Pelechian - *****
Les saisons - Pelechian - *****
V.A.D - Pujol - *****
Le train sifflera trois fois / High Noon - Zinnemann- *****
Le dernier des hommes - Murnau - *****
L'empire de Médor - Moullet - ***
L'armée des ombres - Melville - *****
La nuit des losers vivants -x - 0
Un steak trop cuit - Moullet - ****+
Foix - Moullet - *****
La cabale des oursins - Moullet - ****
Le système Zsigsmondy - Moullet - **
Film - Beckett-Schneider - ***** (****+)
Baby Mama - McCullers - ***
L'enfant Sauvage - Truffaut - ****+
Public ennemies - Mann - ***+
Les Indestructibles (The incredibles) - Brad Bird - *****
Le crime était presque parfait (Dial M for murder) - Hitchcock - ***+
A bout de course (Running on empty) - Lumet - *****
Hot Rod - Schaffer - ***
Persepolis - Satrapi/Parennaud - ****
Tabou (Tabu) - Murnau - *****
Valse avec Bachir - folman - ****+
Liberté Oleron - Podalydes - ****
Tous en scène (the bandwagon) - Minnelli - *****
La chevauchée fantastique (Stagecoach) - Ford - *****
Hors de prix -Salvadori - ****
Les gens de Dublin (the dead) - Huston - *****
L'épopée du radium - CM - J Tourneur - ***
Histoire(s) du cinéma - 1a - Godard - Hors compète
Vampyr - Dreyer - *****
Whatever works - Allen - ****
L'ange des maudits (Rancho Notorious) - Lang - *****
Female trouble - Waters- ****
L'orgine du XXIe siècle. CM. - Godard - *****
Je vous salue Sarajevo - CM - Godard - *****
Le trésor de la Sierra Madre - Huston - ****
Brigadoon - Minnelli - *****
Entretien avec un vampire - Jordan - **+
Paris qui dort -CM- Clair - ****+
Boo - deMond CM - ****
Le bal des vampires - Polanski - **
Le temps d'aimer et le temps de mourir - Sirk -****
Paranoid park - Van Sant - *****
Les fiancées en folie (seven chances) - B. Keaton - ****
Winchester 73 - Anthony Mann - *****
La nuit des forains - Bergman - *****
Dracula - Browning - **
L'année dernière à Marienbad - Resnais -**+
Pick up on South Street (le port de la drogue) - Fuller - *****
Morse ( Låt den rätte komma in ) -Alfredson - ****+
Voyage sur la lune - Melies - *****
Hairspray - John Waters - *****
Traître sur commande (The Molly Maguires) - Ritt - ****
sourires d'une nuit d'été - Ingmar Bergman - ***
La chasse du Comte Zaroff (The most dangerous game) - Shoedsack/Pichel - *****
Paris vu par... - Jean Douchet - ***+
- Jean Rouch - *****
- Jean-Daniel Pollet - *****
- Eric Rohmer - ****+
- Jean Luc Godard - **+
- Claude Chabrol - ****
+ differents courts sur le 11/09 (Mekas, etc) -
(La môme - dahan - *+ (vu en partie)
Quantum of solace - Forster - **+
Après lui - Morel - *
Flandres - Dumont - ****+
Ghost Dog - Jarmush - *****
Les Vampires, ep 3 Le Cryptogramme rouge- Feuillade - ****
Twilight - x- *+
L'armée du crime - guediguian - ****+
Un Tramway nommé désir - Kazan - ***
L'arbre, le maire et la médiathèque - Rohmer - ****
Fermière à Montfaucon -Rohmer - **+
Le port de l'angoisse (To have or have not) - Hawks - *****
There will be blood - P.T. Anderson - **
sélection de courts
celui d'immamura sur le 11/09/01 : ***
Chat écoutant de la musique - Chris Marker - *
Canon - Norman Mc Laren - ****
Fantômes du matin - Hans Richter - *****
Le Herisson dans le brouillard - Youri Norstein - *****
Kiriki, acrobates japonais - Segundo de Chomon - ****
Notes on the circus - Jonas Mekas - ****+
Le Merle - McLaren - ***
Rainbow dance - Len Lye - *****
Le cirque joyeux - Jiri Trnka - ***
Le cirque Calder - Carlos Villardebo - *****
Pour les séries : Desperate housewives s.5 (**), Fais pas ci, fais pas ça s.2 (***+), Mad Men s.3 (*****) et Ban of Brothers (***+)
mercredi 23 décembre 2009
Play it again, Hoagy
Revu hier "Le port de l'angoisse", aka "to have or have not". Cela faisait longtemps et c'est une erreur, il faudrait le voir sans cesse. La somme des talents, des passages magiques est incroyable et le tout est supérieur à ses parties.
Hawks a rarement été aussi convaincant.
Bacall est à tomber (évidence), Bogart est cool, et il y a Hoagy Carmichael au piano.
Carmichael, rappelons-le, est un des plus grand songwriters du XXeme siècle, ayant signé des standards en, pagaille (Stardust, Georgia on my mind). Il y chante avec une décontraction au delà du cool.
Arrêtons nous sur une chanson du film : Hong kong blues.
par son auteur.
et, une cover exemplaire, celle, récente, de Ramblin'Jack Eliott
et un "I am blue" en video pour finir :
Hawks a rarement été aussi convaincant.
Bacall est à tomber (évidence), Bogart est cool, et il y a Hoagy Carmichael au piano.
Carmichael, rappelons-le, est un des plus grand songwriters du XXeme siècle, ayant signé des standards en, pagaille (Stardust, Georgia on my mind). Il y chante avec une décontraction au delà du cool.
Arrêtons nous sur une chanson du film : Hong kong blues.
par son auteur.
et, une cover exemplaire, celle, récente, de Ramblin'Jack Eliott
et un "I am blue" en video pour finir :
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Hoagy Carmichael,
Ramblin'Jack Eliott
mercredi 9 décembre 2009
mercredi 2 décembre 2009
Sur les dents
S'il y a bien une chose que j'attends au ciné en 2010 (ou en vidéo, car rien n'est moins sûr qu'une sortie française en salles), c'est Gentlemen Broncos.
Après le fabulosissime Napoleon Dynamite, et le fort sympathique et très attachant "Super Nacho" (oui, un tel film peut être qualifié de "sympathique" et attachant", d'ailleurs, on est copains, ce film et moi, on mange des cookies tous les deux, en écoutant la BO partiellement signée par Beck, en grande forme), ce nouveau projet de Jared Hess, le réalisateur, semble Hénaurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrme, avec un grand H et 24 R.
Jared Hess est une sorte de Gus Van Sant drôle, très drôle. Ce garçon a un décalage neurologique certain. Il est, avec Adam Mc Kay et James Gray le réalisateur US dont je souhaite suivre la filmo coûte que coûte.
Le film est sorti aux USA et au canada... J'attends. Sur les dents. Et un tel trailer fait que, forcément, mes dents s'usent...
Après le fabulosissime Napoleon Dynamite, et le fort sympathique et très attachant "Super Nacho" (oui, un tel film peut être qualifié de "sympathique" et attachant", d'ailleurs, on est copains, ce film et moi, on mange des cookies tous les deux, en écoutant la BO partiellement signée par Beck, en grande forme), ce nouveau projet de Jared Hess, le réalisateur, semble Hénaurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrme, avec un grand H et 24 R.
Jared Hess est une sorte de Gus Van Sant drôle, très drôle. Ce garçon a un décalage neurologique certain. Il est, avec Adam Mc Kay et James Gray le réalisateur US dont je souhaite suivre la filmo coûte que coûte.
Le film est sorti aux USA et au canada... J'attends. Sur les dents. Et un tel trailer fait que, forcément, mes dents s'usent...
mardi 3 novembre 2009
c'est tout vu : octobre 2009
Petite rubrique inutile : les films vus ou revus du mois. Avec une notation forcément stupide sur 5 étoiles.
Sachant qu'après coup, certains restent, d'autre s'oublient, c'est encore plus vain comme exercice.
Mais ça peut engendrer quelques discussions sympathiques.
Je reviendrai tout le topo 2009 en décembre.
En gras, les films vus pour la première fois.
OCTOBRE
Les fiancées en folie (seven chances) - B. Keaton - ****
Winchester 73 - Anthony Mann - *****
La nuit des forains - Bergman - *****
Dracula - Browning - **
L'année dernière à Marienbad - Resnais -**+
Pick up on South Street (le port de la drogue) - Fuller - *****
Morse ( Låt den rätte komma in ) -Alfredson - ****+
Voyage sur la lune - Melies - *****
Hairspray - John Waters - *****
Traître sur commande (The Molly Maguires) - Ritt - ****
Sourires d'une nuit d'été - Ingmar Bergman - ***
La chasse du Comte Zaroff (The most dangerous game) - Shoedsack/Pichel - *****
Paris vu par... :
+ différents courts sur le 11/09 (Mekas, etc) -
Le "Paris vu par..." vaut vraiment plus que sa réputation. Certes, en bon godardien, je l'ai maté surtout pour JLG. Mais c'est du maître qu'est venu la déception, avec un court filmé par dessus la jambe, assez flou et mal foutu. Le film contient deux grands courts, le Rohmer et le Chabrol et deux merveilles à voir absolument. Tout d'abord le court de Rouch, un très long plan séquence (et un plan en plus, inutile) virtuose et malin. C'est assez piquant et drôle. L'autre merveille est le court de Pollet avec un Micheline Dax dont j'ignorais le talent, la croyant seulement bonne à siffler ou à répondre à Maître Capello. Claude Melki, lui, est toujours aussi drôle. Ce sont vraiment deux courts à voir absolument.
Winchester 73' est vraiment la découverte du mois. L'autre grand plaisir étant le Hairspray de John Waters. Waters impose son faux rythme, place une chanson de Toussaint McCall, montre un Baltimore crade sous les couleurs. Comment a-t-on osé faire un remake de ça (avec les mongoles de High School musical, je crois) ? Je ne veux jamais voir ce blasphème. John Waters est grand, c'est l'Alfred Jarry du cinéma.
Les autres ? Morse, c'est vraiment intéressant et bien foutu. The Molly Maguires, c'est à voir, il y a beaucoup de bons éléments, mais c'est un peu mou du ventre. Entre les deux Bergman, mon coeur ne balance pas : un grand film, et une comédie correcte.
Et le Resnais ? Disons que il ne doit pas être fait pour être vu en DVD. Pour certains films, l'écran s'impose.
Sachant qu'après coup, certains restent, d'autre s'oublient, c'est encore plus vain comme exercice.
Mais ça peut engendrer quelques discussions sympathiques.
Je reviendrai tout le topo 2009 en décembre.
En gras, les films vus pour la première fois.
OCTOBRE
Les fiancées en folie (seven chances) - B. Keaton - ****
Winchester 73 - Anthony Mann - *****
La nuit des forains - Bergman - *****
Dracula - Browning - **
L'année dernière à Marienbad - Resnais -**+
Pick up on South Street (le port de la drogue) - Fuller - *****
Morse ( Låt den rätte komma in ) -Alfredson - ****+
Voyage sur la lune - Melies - *****
Hairspray - John Waters - *****
Traître sur commande (The Molly Maguires) - Ritt - ****
Sourires d'une nuit d'été - Ingmar Bergman - ***
La chasse du Comte Zaroff (The most dangerous game) - Shoedsack/Pichel - *****
Paris vu par... :
- - Jean Douchet - ***+
- - Jean Rouch - *****
- - Jean-Daniel Pollet - *****
- - Eric Rohmer - ****+
- - Jean Luc Godard - **+
- - Claude Chabrol - ****
+ différents courts sur le 11/09 (Mekas, etc) -
Le "Paris vu par..." vaut vraiment plus que sa réputation. Certes, en bon godardien, je l'ai maté surtout pour JLG. Mais c'est du maître qu'est venu la déception, avec un court filmé par dessus la jambe, assez flou et mal foutu. Le film contient deux grands courts, le Rohmer et le Chabrol et deux merveilles à voir absolument. Tout d'abord le court de Rouch, un très long plan séquence (et un plan en plus, inutile) virtuose et malin. C'est assez piquant et drôle. L'autre merveille est le court de Pollet avec un Micheline Dax dont j'ignorais le talent, la croyant seulement bonne à siffler ou à répondre à Maître Capello. Claude Melki, lui, est toujours aussi drôle. Ce sont vraiment deux courts à voir absolument.
Winchester 73' est vraiment la découverte du mois. L'autre grand plaisir étant le Hairspray de John Waters. Waters impose son faux rythme, place une chanson de Toussaint McCall, montre un Baltimore crade sous les couleurs. Comment a-t-on osé faire un remake de ça (avec les mongoles de High School musical, je crois) ? Je ne veux jamais voir ce blasphème. John Waters est grand, c'est l'Alfred Jarry du cinéma.
Les autres ? Morse, c'est vraiment intéressant et bien foutu. The Molly Maguires, c'est à voir, il y a beaucoup de bons éléments, mais c'est un peu mou du ventre. Entre les deux Bergman, mon coeur ne balance pas : un grand film, et une comédie correcte.
Et le Resnais ? Disons que il ne doit pas être fait pour être vu en DVD. Pour certains films, l'écran s'impose.
lundi 19 octobre 2009
Top of the top #1: images mouvantes des 00's
En bon trainspotter, j'ai décidé que, de temps à autres, je posterai des tops. De tout.
Je sais.
Je connais les limites de l'exercice, les réticences à "classer", "ordonner", et mettre en compétition des choses qui ne devraient pas entrer dans des cases. La vacuité de tout ça. Je sais.
Mais tant pis. J'aime ça.
Je reviendrai un jour sur un TOP 10 des meilleurs films de tous les temps, et notamment sur le travail intéressant de Tanguy Viel au Triangle là-dessus. J'avais vraiment envie de réagir sur certains points (en pour/en contre) là dessus, cependant je n'avais pas de blog à l'époque et je n'osai pas le contacter à ce sujet, plutôt trivial. ça arrive donc.
Commençons donc par un top des films de la décennie, à éditer peu à peu, rien ne saurait être définitif. Toutefois, je vais volontairement tordre ce top attendu en un top "moving pictures" pour inclure des séries.
Autre torsion. Choisir 20 œuvres est suffisamment douloureux, je ne les classerai pas par ordre de préférence, mais par grandes tendances.
1) Pôle "cinéma français"
Premier constat de la décennie : le cinéma français a très bien tenu la route, sachant insuffler du vent neuf dans la tradition de la marge.
Je garderai 5 films :
- Notre musique - Jean-Luc Godard
- Roberto Succo - Cedric Kahn
- Lady Chatterley - Pascale Ferran
- Saint Cyr - Patricia Mazuy
- Une pure coïncidence - Romain Goupil
2) Pôle cinéma ricain
Ils s'en sortent aussi, les bougres. Notamment grâce à une poignée d'auteurs qui confirment leur talent. Ah, oui, pas de Lynch, ici. No Comment.
- Paranoïd Park - Gus Van Sant
- Elephant - Gus Van Sant
- Gerry - Gus Van Sant
- The yards - James Gray
- La nuit nous appartient - James Gray
- Revelations - Michael Mann
- Bully - Larry Clark
3) Pôle "séries"
La nouveauté de la décennie vient de là où on attendait plus rien : la télévision. Enfin adulte, elle produit, sous l'impulsion de HBO la meilleure nouvelle cinématographique depuis longtemps. Et, elle bouleverse les dogmes : l'auteur est un "créateur", plus le réalisateur. Scandale ? Régression au temps des nababs ? Il suffit de voir les fleurons de ces créations pour être fasciné, et remettre en question pas mal de nos certitudes sur : le réalisateur, le producteur, le format vidéo, la projection... ça vaut bien une inclusion dans le top !
- The Wire - David Simon/Ed Burns
- Mad Men -Mattew Weiner
- Deadwood - David Milch
En voilà une nouvelle nouvelle ! La comédie US est de retour après trois décennies de vache maigres où les John Waters étaient bien rares. Si Apatow est un grand ouvrier de cela, c'est, à mon avis, plus en tant que producteur que réalisateur, même s'il est loin d'être un manche. Deux noms se détachent : Jared Hess et Adam Mc Kay, réalisateurs de films hilarants. Et un génie comique : Will Ferrell. Évidemment, ce retour a été possible grâce aux frères Farrelly qui, s'ils semblent fatigués, ont remis du piquant adulte dans un genre que l'on cantonnait au public familial.
- Ricky Bobby, roi du circuit - McKay (ce titre français ! Pfff) (mention à Step Brothers du même)
- Napoleon Dynamite - Jared Hess
- Fous d'Irène - Peter Farrelly
5) Le pôle "Animation"
Où le génie de Miyazaki explose et maintient sa magnificence avec deux films formidables, où les studios Pixar parviennent à un degré de création, d'invention rarement atteint. Ils préparent également la décennie suivante grâce à la 3D, qu'ils semblent vouloir utiliser avec intelligence.
Ponyo sur la falaise - Miyazaki
Les Indestructibles - Brad Bird...
Mentions à :
Lantana - Ray Lawrence
Morse - Alfredson
Les démons à ma porte -Jiang wen
No Direction Home: Bob Dylan - Scorsese
Oss 117 : Rio ne répond plus -Hazanavicius
Le petit lieutenant, Valse avec Bachir,... etc etc
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vendredi 16 octobre 2009
L'anti-rouge et le noir.
Le microfilm politique devient criminel
Les communistes des trafiquants.
Les "cocos" ("commies") des "passeurs de came".
L'état français, en passant par les studios, devient dialoguiste. Ne pas heurter les français avec de l'anti-communisme américain. Ménager les sensibilités. Alors "on" intervient, et on récrit une quinzaine de passages du dialogue pour donner autre chose. Un détournement "situ" d'état.
Le film ne l'est pourtant pas tant que ça, "anti-communiste". Certes les méchants sont des "rouges", on parle de patriotisme, de refus de trahir, certes on est en plein McCarthysme mais, tout en s'attaquant aux "rouges", Fuller s'arrête sur les miséreux de l'Amérique, les Pick-pockets, les filles légères, les indics, les bas-fonds. La marge. Le héros habite d'ailleurs sur un cabane sur le fleuve, à la marge de la marge de la ville. Le détournement d'état a cet avantage là de montrer que, derrière le discours (une quinzaine de mots), le film est bien plus social que réac. Fuller va à l'essentiel et ne s'attarde pas sur le terrain politique. Seuls l'intéressent l'amour, la haine, l'action, la mort. L'action. Ce champ de bataille de son cinéma.
S'il y a une réelle opposition ici, c'est entre le noir et le blanc (le contraste est superbe et la copie proposée en dvd par Carlotta lui fait honneur), le sec et le moite, le froid et la chaleur sensuelle.
Fuller réussit un grand film noir.
Vu en VO, les changement de la VF sont explicités dans les riches bonus du dvd. Le transfert est magnifique.
mercredi 14 octobre 2009
Faceplouc, freaks et vampires à Marienbad
Les inventeurs de la première machine à créer des poèmes sonores, précurseurs de l'e-criture, le "speak and Spell" sont, comme la famile "Murphy" ci-dessous, de beaux représentants du portrait à la "sexy people".
Deux ans que des photos comme celles-ci inondent ce blog magnifique et fascinant :http://www.sexypeople-blog.com/
Et je trouve que ça change des boys from the casino dance with their shirts open like Latin lovers along the shore ...
Leur côté "Freaks" me permet aussi de ne pas trop m'attarder sur l'avant dernier film vu, le Dracula de Tod Browning qui n'est pas ce qu'il fait de mieux. Vu peu de temps après le Vampyr de Dreyer, et une nouvelle vision partielle du Nosferatu de Murnau, la comparaison est assez accablante pour Browning.
Puisque l'on parle de Vampyr, il a ceci de particulier d'être un des rares films à la construction "onirique" qui m'ait plu (avec "La maison du Dr Edwards" de Sir Hitch'). D'habitude, que ce soit chez Lynch (Mullholland drive), Bunuel ou Fellini, je suis plutôt imperméable à l'onirisme au cinéma. Nouvelle victime hier, L'année dernière à Marienbad de Resnais m'est tombée des yeux malgré ses nombreuses qualités, notamment visuelles. Je ne rêve pas, ceci explique peut-être cela. Mais ces strates de consciences qui se mêlent ne titillent pas mon cerveau comme elles semblent censées le faire...
Bah ! Resnais a réalisé d'autres films magnifiques sur lesquels je retourne souvent.
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jeudi 8 octobre 2009
Gycklarnas Afton
En suédois, Gyclarnas Afton signifie certainement quelque chose. Peut-être bien "La nuit des forains" comme le laisse penser le titre français.
Hier, j'étais crevé, j'ai regardé un Bergman.
Je sais, ça sonne bizarre, mais si j'attends d'être en forme avant d'attaquer un Bergman ou un Godard, je n'en regarderais plus. Or La nuit des forains dure 1h29. Court. Parfait les soirs où, nazes, on se vautre.
Trêve de. Le film.
Vous lirez ça et là les remarques sur le noir & blanc tranchés à la hache, les déboires des personnages. Ce qui m'arrête ici, ce sera le son. L'aptitude chez Mamar de racler le silence.
On salue, souvent, le travail du scénariste, du chef op', du monteur, ici, c'est le bruiteur qui assure. Inging a du lui dire :
"Coco, tu me fais deux trois sons bien sentis, là & là, et le reste, tu laisses...
- Je laisses ? Je ?
- Blanc, rien, nada, Coco ! Faut racler le silence, l'entendre, et pour ça, faut que tu assures Coco. Débrouille toi, je vais acheter des Krisprolls et je reviens."
Et le résultat est fascinant. Comme un Tati, un Godard, un Chaplin sonorisé, on pourrait se délecter de la bande son du film qui amoncèle geignements, crissements, soupirs, cris et chuchotements, silence et rires et silence et cymbales. Ingmarounet traite le son comme la pellicule, avec un violent contraste noir/blanc silence/bruit.
Tant musicalement que poétiquement, il y a tant à prendre ici...
mercredi 7 octobre 2009
Winchester '73
73' Comme un rappel de millésime perso.
J'ai vu hier mon premier western d'Anthony Mann. Caramba, ça envoie. Mann maitrise son film comme son cowboy tire : il vise juste, touche dans le mille.
Le scénario propose une trame qui nous fait suivre le trajet de la carabine winchester '73 de main en main. Le bon se la fait piquer par le mauvais qui se la fait piquer par un filou qui se la fait piquer par un indien qui se la fait piquer par un lâche qui se la fait piquer par un con qui se la fait piquer par le mauvais qui se la fait piquer par le bon qui grave son nom dessus, parce que bon, ça suffit, oh !
La photo est splendide et Mann ancre les corps dans les lieux qu'ils impriment. James Stewart est fabuleux, encore meilleur que chez Hitch et Ford. Violent raide et fort, il s'assouplit, se cambre et file, séduit et part, revient et s'impose.
Winchester '73 - Anthony Mann
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