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mardi 19 octobre 2010

à la bourre

Le blog a été déserté une fois de plus, mais, cette fois ci, j'ai une bonne excuse : j'ai été happé dans un vortex.
Si ! J'ai même un mot.

Je n'ai pas le temps de faire un post, alors je vais faire une liste des posts que je n'ai pas faits, et je reviendrai peut-être dessus :
- le premier anniversaire de ce blog
- les retours sur les cafés litt' de Montélimar : Dicenaire, Espitallier, Claro, Senges....
- Une soirée BoXoN excellente, avec Sophie au top, un grand Georges H... (Box' a une page facebook, au fait)
- La vision de l'excellent doc HEARTWORN HIGHWAY avec un Guy Clark au top et bourré comme un âne, un Townes Van Zandt qui fait fondre un homme en larme, un Steve Young parfait....
- Les lectures de Cosmoz, Robert Filliou et sa"recherche", l'almanach Vassiliou, le dictionnaire du Pire, etc etc etc (j'ai promis de parler de 1000 livres, je n'en ai fait aucun)
- les albums de Quentin Sirjacq, Sarah Jarosz, Bertrand Belin, Georgie Fame, la découverte de Jerry Reed (essayez donc "explores country guitar" les copains ! )....
- mon "c'est tout vu" de septembre, avec The swimmer, du Laurel & Hardy...
- la mise en ligne sur dailymotion des mes 47 minutes de lectures à La Baule
- la mise en ligne par les cowboy junkies des premiers titres et démos de leur album de covers de Vic Chesnutt...

Bref : plus je prends du retard, plus j'ai de choses à dire...

Ohhhh puis, oh !! on se fait un post ? Allez.... mais lequel ?
Disons... Mmmmm... plouf plouf... ah ! OK.

Jerry Reed a une tête qui me disait quelque chose.. Je l'avais déjà vu.. mais où ? boule de mystère gommeux.
Puis, cela m'est revenu, j'ai retrouvé, je l'ai déjà vu ailleurs que sur lui-même : sur James Cagney à qui il a emprunté le visage (voir la pochette d'Alabama wild man)
Moins vaseux, je l'ai déjà entendu, chanté par notre (burger) king adoré, le garçon ayant écrit "Guitar man" , merveille des merveilles.
Excellent guitariste, il a multiplié les albums, excellents et merdiques, fin 60's début 70's. Entre crooner et swamp crocodile, entre country singer de gauche et délicat entertainer, il est tout à fait dans la veine de l'Elvis de Guitar man, effectivement. Il y a des trucs à dépoussiérer dans le tas.
J'ai testé trois très bons albums à ce jour:
- Alabama wild man : un premier titre qui tue et le reste qui assure vraiment derrière
- Lord MrFord : plus rock, très bon. Quelques scories au milieu des pépites.
- et surtout, ce magnifique "Jerry Reed explores guitar country" où l'on retrouve ce son américain si 69, avec ces guitares sèches, ces pianos,... Les arrangements de son Barbara Allen semblent sortis de la même session qu'In the Ghetto. L'album est composé essentiellement de classiques réinventés. Le travail sur "Georgia on my mind" est reconnaissable à la première note, il s'agit, je suppose, de la version qui a dû inspirer à Willie Nelson son Stardust... Willie ! petit voleur ! Canaillou !
Chaudement recommandé, je colle sur l'album virtuel mon sticker virtuel "Recommandé par NotBilly !"
Tout ça est sur deezer, entre autres...

Je reviendrai quand le Vortex voudra bien me lâcher la patte...

dimanche 20 juin 2010

In bed with the Muldaurs


Entre torch songset sauce country pie, il fait bon se lover dans ces draps-là, farniente domnicale, bienheureux comme Alexandre.
Monsieur (qui officia au sein du Jim Kweskin Jug Band ) et Madame qui obtint de beaux succès solo se mettent à deux au pieu, et mouillent les draps, ils s'en souviennent.
Ils offrent une pop ricaine pas si éloignée de certains Newman ou Nilsson, entre boogie et songwriting.
Quelques covers sous la couverture : Dylan, Brazil, Georgia on my mind...

Idéal pour un dimanche matin. Ça tombe bien, on est dimanche matin.

En écoute chez Deezer : http://www.deezer.com/fr/#music/geoff-maria-muldaur/pottery-pie-339841

jeudi 18 février 2010

Aujourd'hui, je mets du K.K. partout

La toute première apparition de Kris Kristofferson au cinéma est un caméo dans "The last movie" de Dennis Hopper, il y chante "Me & Bobby McGee", pendant qu'Hopper, à cheval, vient foutre le bronx sur le tournage de Samuel Fuller.

Voilà la chose :


Sa seconde apparition fut un premier rôle dans un film que j'hésite à commander, Cisco pike. Le DVD zone 1 a des sous-titres français, mais le scénar a l'air bien minable. Ce qui me tente, toutefois, c'est ce générique (dont on voit la première minute et demi).
Il me rappelle forcément celui de Fat City déjà évoqué là...
En fond, "Loving her was easier"


Un autre bel extrait (avec "Breakdown" en fond)

Et zou, "The Pilgrim, chapter 33", dans le même film


Bon, même avec un scénar à la noix, je crois que je vais tenter le coup, c'est tout ce que j'aime voir : Kris conduisant une bagnole, Kris portant une guitare, Kris coupant du shit, Kris devant des magasins, Kris dans sa cuisine...

Si je pouvais être réincarné, j'aimerai bien l' être en Kristofferson modèle 72-75

One more for the road ? (I'd rather be sorry)

eh eh eh !

mardi 10 novembre 2009

dark as a dungeon

Il fait sombre noir. Le ciel racle la terre. ça tonne. Mais des voix chaudes se font entendre. Les nuances sont légères, entre ces versions. On ne reprend pas "dark as a dungeon" en faisant des zigouigouis ou des niaiseries. Ils s'y attellent en sachant ce qu'est cette diligence. Ils savent que, de l'autre côté, inexorablement, les fantômes viendront à leur rencontre.


Découvrez la playlist dark as a dungeon avec Johnny Cash


NB : deux versions differentes par Cisco...

samedi 17 octobre 2009

Douce suite campagnarde


En tant que leader de "Hearts & Flowers" (un nom, une époque !), Larry a prouvé qu'il avait bon goût (reprises d'Ochs, Neil, Hardin...), mais les albums avaient ce quelque chose en moins - ici, peut-être des choses en trop dans les arrangements - qui faisait que ça coinçait en route, et on se mettait assez vite à la lecture du type "Skip>>Skip>>skip>>skip>>".
Dans ce seul album solo de 1971, Larry Murray est à son meilleur niveau, ce qui rend d''autant plus surprenant le fait qu'on n'ait plus du tout de nouvelles de lui depuis (je n'ai rien trouvé !).
Bien sûr, c'est très "sous influence", notamment de Neil, mais aussi des lectures de Neil par Dion (avec un léger "tadadadatuttut" fredonné sur un titre qui a été pompé sur le voisin), mais aussi un peu de Band, une grosse louche de Flyin' burrito brothers, une poignée de choeurs gospel inattendus. J.D. Souther est en studio et joue un peu de tout.

Cela donne un très bel album, parfait pour traverser la campagne, je teste cela tous les jours avec plaisir.

Pas de mp3 sur ce blog ; pour différentes raisons, la principale étant l'incendie de la grande bibliothèque d'Alexandrie (connue aussi sous le nom de "cramage complet de mon disque dur externe"), emportant dans le désastre ma discothèque virtuelle... Les mp3 envolés, mes CD restent...

Mais youtube propose plusieurs titres en écoute (avec la pochette en visuel)
All as I need is friend
Big Bayou
When I see Jamie
Sweet country suite

L'album s'appelle Sweet country Suite.

vendredi 9 octobre 2009

Ol' Waylon

Puisque me voilà reparti, il faut poser couler des dalles, poser de fondations.

Un jour de pluie, même fatigué du concert, quand on est sympa, comme Waylon Jennings, on laisse sa place dans l'avion à son collègue malade. On rentrera en voiture, tant pis.
Ce bon geste marquera Waylon au fer, en fera un homme mûr illico, une voix grave, un outlaw maudit. L'avion écrasera Buddy Holly, Big Bopper et Richie Valens.
Waylon ira jusqu'au bout de sa carrière. Comme Elvis, Cash ou Kristofferson, il fait partie de ces figures paternelles solides de l'Amérique. Des ces voix qui semblent chauffées au feu de bois, tourbées comme un Lagavulin.
Deux albums s'imposent. Tulsa/the taker & Lonesome On'ry & mean. On trouve le premier pour 3-4 €, il y reprend Kristofferson avec une classe absolue. Quiconque veut tenter posséder un seul album de country sans prendre le risque de tomber sur du flan, émoustillé par les derniers Cash, par exemple, devrait posséder cette merveille américaine.
Deux extraits : Lonesome Onry and mean, qui fait partie de ces covers qui dépassent sans problème l'original (de Steve Young, pourtant très bon)


Et je ne résiste pas à vous montrer ça, la décontraction du bonhomme qui n'a d'égale que celle de Kristofferson. Ou comment être cool, même à côté de potiches roses.